Citations du Père Henri Caffarel

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Chaque jour avec le père Caffarel
Les Équipes Notre-Dame vous proposent de relire la pensée du père Caffarel, fondateur de notre mouvement, à travers un recueil de 53 citations datées du 25 mars au 16 mai 2020 et élaborées spécialement pour le temps de confinement.

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CITATIONS HEBDOMADAIRES
 

 

JANVIER 2021 :  Compagnon d'éternité ?

Que devient le couple après la mort d’un des deux conjoints ? C’est la question qu’aborde le père Caffarel dans le texte que nous vous présentons ce mois-ci.

Semaine 1. 3-9 janvier 2021

► « au vrai, qu’est-ce que l’Église enseigne sur le devenir du couple dans l’éternité  ? »

J’ai bien souvent entendu des fiancés et des jeunes couples me dire : « Ce don total, exclusif, nous ne pouvons le concevoir qu’éternel. L’amour n’est-il pas plus fort que la mort ? »

En 1915, un lieutenant de vaisseau, Pierre Dupouey, peu de temps avant d’être tué à la guerre rappelait à Mireille sa jeune épouse qu’ils s’étaient unis pour être « compagnons d’éternité ». La formule devint vite célèbre auprès des couples chrétiens. Le Père Carré n’hésita pas à l’adopter comme titre de son étude sur le sacrement de mariage, parue en 1938.

Mais, au vrai, qu’est-ce que l’Église enseigne sur le devenir du couple dans l’éternité ? Les théologiens et les philosophes n’ont guère étudié le sujet qui pourtant permettrait de progresser dans l’intelligence de l’union de l’homme et de la femme, au triple niveau ontologique, théologique et eschatologique.

Fautes d’études approfondies, recueillons quelques éléments de réponse dans l’Écriture et la tradition chrétienne.

Interrogeons d’abord la Bible. La première page de la Genèse nous présente la geste créatrice, et singulièrement, la plus haute des œuvres du Seigneur : le couple humain.

Dieu créa l’homme et la femme. Égaux : ils possèdent la même nature humaine (« Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair » Gn 2, 23). Complémentaires : cette nature, ils la possèdent selon deux modalités différentes, masculine et féminine (« Homme et femme, il les créa » Gn 1, 27). Destinés à une mutuelle appartenance par le don de leur personne, libre, total, exclusif et définitif, sous le regard de Dieu (« Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer » Mt 19, 6). Désormais, « les deux seront une seule chair » (Gn 2, 24 ; Mt 19, 6). « On pourrait presque dire un seul être », commentait Paul VI dans son discours aux Equipes Notre-Dame en 1970. Un seul être, un couple, « image de Dieu » (Gn 1, 27).

Semaine 2. 10-16 janvier 2021

► « loin de détruire les liens d’amour humain et surnaturel contractés par le mariage, la mort peut les perfectionner et les renforcer. »

À partir de ces textes bibliques, les Pères de l’Eglise élaborèrent la doctrine du mariage. Certains d’entre eux – saint Ambroise, saint Jean Chrysostome, saint Augustin … – s’interrogèrent sur la légitimité du remariage pour l’homme ou la femme ayant perdu leur conjoint. Si grande était leur estime du couple qu’ils se montrèrent très réservés à l’égard des secondes noces. Certes, ils ne les condamnaient pas – pas plus que ne l’avait fait saint Paul – mais visiblement ils se résignaient mal à accepter que le lien conjugal, symbole et sacrement de l’union du Christ et de l’Eglise, ne soit pas unique dans le temps et dans l’éternité.

Cette position à l’égard des secondes noces, à des nuances près, fut celle de l’Eglise au cours des siècles. Mais un jour, Pie XII traita du sujet plus amplement dans son discours du 16 septembre 1957, aux « Journées familiales internationales ». (Organisées par l’ « Union internationale des Organismes familiaux ». -  Le discours s’adresse plus spécialement aux veuves.)

Ne s’attardant pas sur les réserves traditionnelles à l’égard du remariage, le pape dégage le sens positif de la fidélité dans le veuvage. Ecoutons-le :

« Bien que l’Eglise ne condamne pas les secondes noces, elle marque sa prédilection pour les âmes qui veulent rester fidèles à leur époux et au symbolisme parfait du sacrement de mariage.

« Elle se réjouit de voir cultiver les richesses spirituelles propres à cet état (du veuvage). La première de toutes, nous semble-t-il, est la conviction vécue que, loin de détruire les liens d’amour humain et surnaturel contractés par le mariage, la mort peut les perfectionner et les renforcer.

Semaine 3. 17-23 janvier 2021

► « grandeur du veuvage, quand il est vécu comme le prolongement des grâces du mariage et la préparation de leur épanouissement dans la lumière de Dieu. »

« Sans doute sur le plan purement juridique et sur celui des réalités sensibles, l’institution matrimoniale n’existe plus. Mais ce qui en constituait l’âme, ce qui lui donnait vigueur et beauté, l’amour conjugal avec toute sa splendeur et ses vœux d’éternité subsiste, comme subsistent les êtres spirituels et libres qui se sont voués l’un à l’autre. […]

« Par l’acceptation de la croix, de la séparation, du renoncement à la présence chère, il s’agit maintenant de conquérir une autre présence, plus intime, plus profonde, plus forte. Une présence qui sera aussi purifiante, car celui qui voit Dieu face à face ne tolère pas, en l’être qu’il a le plus aimé pendant son existence terrestre, le repliement sur soi, le découragement, les attachements inconsistants […]

« Le veuvage […] figure la vie présente de l’Eglise militante, privée de la vision de son époux céleste avec qui cependant elle reste indéfectiblement unie, marchant vers lui dans la foi et l’espérance, vivant de cet amour qui la soutient dans toutes les épreuves et attendant impatiemment l’accomplissement définitif des promesses initiales.

« Telle est la grandeur du veuvage, quand il est vécu comme le prolongement des grâces du mariage et la préparation de leur épanouissement dans la lumière de Dieu. »

Ce discours de Pie XII fut très remarqué par les chrétiens mariés. Pour la première fois, un pape répondait à leur question : Que devient le couple après la mort d’un des conjoints ? et dans l’éternité ?

Son enseignement est clair : au-delà de la mort d’un des conjoints, le lien charnel n’existe plus, ni le lien juridique, non plus que le sacrement de mariage – qui, comme tous les sacrements, appartient à l’Église de la terre. Ces réalités disparaissent, comme les échafaudages tombent quand l’édifice est achevé. Mais le couple, lui, demeure. Si toutefois demeure l’amour conjugal, âme du couple, qui entre « deux êtres spirituels et libres » transcende l’élan et l’union des corps ; et, à la condition bien sûr que cet amour soit bien don réciproque, toujours actuel car il n’y a pas plus de don figé que de flamme figée. Les époux pourront même connaître une « présence » mutuelle, « plus intime, plus profonde, plus forte », déjà dans l’état de veuvage.

Semaine 4. 24-30 janvier 2021

 « Contempler la destinée éternelle de l’amour conjugal ne peut pas ne pas entretenir entre les époux une invincible espérance. »

Au jour des retrouvailles éternelles, ils s’aimeront d’une perfection d’amour insoupçonnée sur terre, parce qu’ils se connaîtront l’un l’autre tout transparents à ce Dieu qu’ils voient chacun face à face. Alors, le couple, ayant atteint à son parfait accomplissement, réalisera pleinement sa vocation : il sera enfin une parfaite louange au Dieu créateur qui a fait l’union de l’homme et de la femme à son image, et au Christ sauveur qui non seulement l’a restaurée après le péché originel mais l’a rendue plus admirable encore, image et sacrement de son union avec l’Eglise.

Vatican II n’a pas traité explicitement la question qui nous occupe ; il y a cependant apporté une réponse indirecte en décidant que désormais l’Eglise célébrerait en une seule solennité, le 26 juillet, saint Anne et saint Joachim, « les parents de la Mère de Dieu », jusqu’alors fêtés à deux dates distinctes. Cette initiative a réjoui les foyers chrétiens. Voilà bien le modèle des « compagnons d’éternité ».

Contempler la destinée éternelle de l’amour conjugal ne peut pas ne pas entretenir entre les époux une invincible espérance. Elle les soutient jour après jour au milieu des joies et des peines de leur existence terrestre.

Croire à la pérennité du couple, formé de deux époux irrévocablement fidèles l’un à l’autre, n’est donc pas une rêverie sentimentale, mais bien une conviction de foi solidement fondée sur la révélation divine et l’enseignement traditionnel de l’Eglise.

      Henri CAFFAREL
      Le 8 décembre 1987
 en l’anniversaire de la promulgation de la Charte

 

DECEMBRE 2020

Nous vous proposons  un éditorial du père Henri Caffarel de mars 1968 : « Ils font de l’Evangile la Charte de leur foyer ».
 
6 décembre 2020

Il est sûr que l’assiduité à fréquenter la Parole a sur la vie personnelle et la vie de foyer une profonde influence. à condition, toutefois, d’y apporter les dispositions voulues, et tout d’abord le sens du mystère de l’Évangile.

Ce qui fait la valeur et l’importance du livre des évangiles, ce n’est pas seulement qu’il soit le recueil des gestes et des dits de Jésus-Christ notre Seigneur, mais selon la forte parole de saint Augustin, qu’il soit « la bouche même de Jésus-Christ ».

Vous vous tromperiez en effet en voyant dans l’évangile des paroles anciennes, pieusement conservées, les paroles du plus grand des hommes qui soit passé sur terre. L’évangile, c’est la Voix, vivante et permanente, d’un vivant, du grand Vivant, présent aujourd’hui parmi nous, selon sa promesse : « Je serai avec vous jusqu’à la consommation des siècles. »

Cette Parole s’adresse à toute l’Église, sans doute, mais aussi à chacun. J’ai raison de penser, en ouvrant l’évangile : quelqu’un me parle. C’est tout différent de lire un livre ou un article de journal, s’adressant à tout le monde et à personne, ou bien une lettre qui m’est adressée personnellement. Or l’évangile est cette lettre de Dieu, à moi adressée.

13 décembre 2020

Quelqu’un me parle, Jésus-Christ me parle. C’est déjà assez extraordinaire. Mais de quelle parole s’agit-il ? Car il y a parole et parole. Il y a la parole de l’officier qui commande : elle vise à faire agir. Il y a la parole du professeur qui enseigne : elle vise à communiquer un savoir. Il y a aussi, il y a mieux, la parole du jeune homme avouant à la jeune fille : « Je vous aime ». Bien plus qu’un ordre, bien plus qu’un enseignement, une telle parole bouleverse un être de fond en comble. Décide d’un destin.

Par l’évangile, Jésus-Christ parle, et sans doute il enseigne ce qu’il faut croire, et sans doute il commande ce qu’il faut faire, mais avant tout il se dit, il me fait la confidence bouleversante : « Je t’aime, et jusqu’au sacrifice de ma vie. » La foi par laquelle je réponds à son aveu, c’est bien mieux que la simple adhésion de mon intelligence à son enseignement, bien mieux que l’obéissance à ses commandements, c’est un élan de tout mon être par quoi je me livre à lui sans réserve.

20 décembre 2020

Mais il y a plus beau et plus mystérieux encore. La parole du Christ dans l’évangile, non seulement est enseignement, commandement, aveu d’amour, mais elle est acte. Elle opère. Cette Voix que j’entends en lisant l’évangile est celle-là même qui apaisait la tempête furieuse, qui guérissait de la lèpre, celle-là même qui ressuscitait les morts, qui pardonnait les péchés, qui engendrait des fils de Dieu (Jc 1, 18 ; 1 P 1, 23-25). Or elle n’a pas plus perdu de sa puissance que de son actualité. […]

Comprenez-vous maintenant que l’évangile puisse être rapproché de l’Eucharistie. Qu’il soit dit « sacrement », au sens ancien du mot. Que saint Augustin ait pu écrire : « Par son évangile, Jésus-Christ est réellement présent parmi nous. » D’ailleurs c’est Jésus-Christ lui-même qui nous invite à rapprocher l’évangile de l’Eucharistie. Écoutez ces deux phrases à peu près identiques, l’une concernant l’Eucharistie : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle » (Jn 6, 54), l’autre visant sa Parole : « Si quelqu’un garde ma Parole, il ne verra jamais la mort » (Jn 8, 51).

27 décembre 2020

Pour terminer cette année 2020, voici l’éditorial du père Henri Caffarel aux Groupes Notre-Dame des Foyers, daté du 25 décembre 1945, dans lequel on trouve déjà résumé l’essentiel de son message pour les couples.
                                                                                                             
       Paris, le 25 Décembre 1945
en la Fête de la Nativité du Seigneur
Chers Amis,
              Voici une année nouvelle.  Qu’elle soit bonne pour votre foyer. Je prie pour vous. Que Dieu soit chez vous, premier cherché, premier aimé, premier servi. Aimez-vous : quand la charité s’accroît en votre foyer, elle grandit en l’Église dont il est la cellule vivante. Aimez-vous : Ubi caritas et amor Deus ibi est. Soyez heureux : le Seigneur attend cette louange et ceux qui vous entourent, ce témoignage. Réparez pour ces foyers innombrables où l’amour s’éteint et qui ferment leur porte au Christ. Priez pour les veuves dont le sacrifice est une source de vie pour votre famille. Aidez-moi.
              Que Notre-Dame soit chez vous une Mère honorée et chérie.
Henri CAFFAREL


NOVEMBRE 2020
 
Nous vous proposons des extraits de la Conférence donnée par le père Henri Caffarel aux Equipes Notre-Dame lors du Pèlerinage à Rome, le 4 mai 1970, « Les Equipes Notre-Dame face à l’athéisme », qui ont pour sujet la mission du couple chrétien.
 
Semaine 45. 1-7 novembre 2020

► C’est de votre amour conjugal, de votre foyer que le monde athée, sans s’en douter, attend un témoignage essentiel. 

Si vous m’avez suivi, je pense que vous êtes d’accord avec moi pour estimer que ce défi lancé aux chrétiens par l’athéisme, exige avec urgence une réponse : notre témoignage. Pour peu que l’on connaisse et que l’on aime Dieu, comment ne pas trouver intolérable que son vrai visage soit ainsi défiguré, souffleté. Pour peu que l’on aime ses frères, comment supporter qu’ignorant le vrai Dieu, ils soient plongés dans l’angoisse, l’inquiétude, l’absurde ? Pour peu qu’on ait le sens des solidarités humaines, comment ne pas se sentir coresponsable de la trahison de Dieu par les chrétiens ? C’est l’affaire de toute l’Église de révéler le vrai visage de Dieu à notre temps, mais je voudrais ce soir vous montrer que c’est en un sens très spécialement l’affaire des foyers.

Je devine votre réaction, la mission est grande, trop grande, nous n’avons ni le temps ni la compétence. Et si je vous répondais, mais vous êtes particulièrement aptes à remplir cette mission précisément parce que vous êtes des foyers. Vous avez un charisme propre. D’ailleurs pour être ces témoins que le monde attend, il n’est pas besoin de quitter vos tâches familiales et professionnelles, vous n’avez pas à partir pour une lointaine croisade.

Je m’explique : c’est de votre amour conjugal, de votre foyer que le monde athée, sans s’en douter, attend un témoignage essentiel.

 
Semaine 46. 8-14 novembre 2020

► Votre foyer rendra témoignage à Dieu de façon plus explicite encore s’il est l’union de deux chercheurs de Dieu.

Regardons de plus près votre mission de témoins de Dieu. La première manière de vous en acquitter, c’est de vivre toujours plus parfaitement votre amour, de faire qu’il déploie toutes ses virtualités, qu’il se manifeste, fidèle, heureux, fécond. Il est vrai que c’est au-dessus de vos seules possibilités. L’homme et la femme ont tôt fait de constater que le mal est au travail dans le foyer. Il faut nécessairement recourir à la grâce du Christ sauveur du couple, et du coup, votre union devient le témoin non seulement du Dieu créateur mais encore du Dieu sauveur.

Votre foyer rendra témoignage à Dieu de façon plus explicite encore s’il est l’union de deux chercheurs de Dieu selon l’admirable expression des psaumes. Deux chercheurs, dont l’intelligence et le cœur sont avides de connaître, de rencontrer Dieu, de lui être unis, parce qu’ils ont compris que Dieu est la grande réalité, parce que Dieu les intéresse plus que tout.

Combien parmi vous que je connais, de vrais chercheurs de Dieu ? Un tel foyer est un lieu de culte. Non seulement, en ce sens que les époux sont ses adorateurs en esprit et en vérité, que leurs enfants sont élevés pour être eux-aussi des adorateurs, mais en ce sens également que cet élan d’adoration oriente les cœurs et toutes les tâches à longueur de journée.

 
Semaine 47. 15-21 novembre 2020

► Le foyer chrétien est cette Église en réduction dont parlait saint Jean Chrysostome.

Le foyer chrétien est cette Église en réduction dont parlait saint Jean Chrysostome, cette cellule d’Église dont nous entretenait Paul VI hier matin. Tous les autres lieux de culte seraient-ils fermés, désaffectés, détruits, comme en certaines régions du monde, la famille chrétienne reste la demeure de Dieu parmi les hommes. Et parce que Dieu y demeure, c’est un lieu où Dieu agit, continue d’opérer ses "mirabilia", ces grandes choses dont nous entretient la Bible. C’est une histoire sainte que l’existence d’un foyer chrétien parce que c’est une histoire conduite par Dieu.

Et ceux qui viennent lui demander l’hospitalité, qu’ils en aient conscience ou non, y trouvent Celui dont c’est la demeure. Où sont l’amour et la charité, là Dieu est présent.  C’est à des indices multiples que le visiteur découvre ce Dieu à l’œuvre au foyer. Un souci de pauvreté, de charité, une manière habituelle de souligner le bon coté des gens et des choses, un jugement spontanément évangélique sur les événements, une indépendance vis à vis du monde, des modes intellectuelles ou autres. Il n’y a pas de risque qu’un tel foyer soit un ghetto où l’on s’enferme à l’abri des détresses du monde. C’est bien plutôt un lieu d’où l’on part pour aller à toutes les tâches humaines.

Semaine 48. 22-28 novembre 2020

► Un foyer de chercheurs de Dieu est une théophanie.

Le Dieu ami des hommes envoie en mission ses serviteurs quand ils ont refait leurs forces dans l’amour mutuel, la prière et le repos. Alors, il n’est pas surprenant qu’au milieu des hommes, les époux chrétiens soient des témoins du Dieu vivant.

J’en veux pour preuve cette réflexion d’une femme scientifique athée à une amie catholique : « Pour vous, Dieu est vivant comme le sont votre mari ou vos gosses, mes arguments contre Dieu sont ridicules devant vous, c’est comme si j’essayais de vous démontrer que votre mari n’existe pas. »

Me direz-vous, ce portrait du foyer chrétien suppose le problème résolu à savoir que nous sommes des saints. Non pas : je n’ai pas parlé de sainteté, mais de recherche de Dieu, d’honneur rendu à Dieu, de recours au Christ sauveur pour surmonter quotidiennement, dans la vie conjugale et familiale, les tentations et les obstacles.

Je voudrais vous avoir communiqué ma conviction qu’un foyer de chercheurs de Dieu est dans notre monde qui ne croit plus en Dieu, qui ne croit plus en l’amour, une théophanie, une manifestation de Dieu comme le fut pour Moïse, ce buisson du désert qui flambait et ne se consumait pas.